
L’actualité internationale de ce début septembre est marquée par une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, une intensification des bombardements russes en Ukraine et une catastrophe naturelle d’une ampleur exceptionnelle au Népal. Tour d’horizon des principaux événements à suivre.
États-Unis–Iran : les frappes reprennent et le pétrole s’envole
Les tensions entre Washington et Téhéran connaissent une nouvelle escalade. Le 1er septembre, les forces américaines ont lancé de nouvelles frappes contre des cibles iraniennes, après plusieurs incidents autour du détroit d’Ormuz et une reprise des attaques visant des intérêts américains et la navigation commerciale.
Selon Reuters, ces frappes américaines ont notamment visé des installations militaires iraniennes autour du détroit d’Ormuz. Elles interviennent après une période d’accalmie relative et fragilisent les espoirs d’un retour durable au cessez-le-feu conclu quelques mois auparavant.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a néanmoins déclaré que son pays était prêt à revenir aux termes de l’accord de cessez-le-feu si les États-Unis faisaient de même. Dans le même temps, Washington a prévenu que toute nouvelle attaque iranienne pourrait entraîner une réponse militaire plus importante.
Cette reprise des hostilités produit déjà des conséquences économiques internationales.
Le prix du Brent a bondi d’environ 4 % le 1er septembre pour atteindre près de 93,93 dollars le baril, tandis que le pétrole américain WTI s’échangeait autour de 89,48 dollars. Le marché craint notamment de nouvelles perturbations dans le détroit d’Ormuz, passage essentiel pour les exportations énergétiques du Golfe.
Les exportations iraniennes sont par ailleurs déjà fortement réduites. D’après des données industrielles citées par Reuters, les chargements de brut iranien seraient passés d’environ 2 millions de barils par jour en mars à seulement 220 000 à 255 000 barils par jour en août.
Une nouvelle fermeture ou perturbation durable du détroit pourrait donc entraîner une hausse supplémentaire des prix de l’énergie et accentuer les tensions inflationnistes dans plusieurs économies.
Ukraine : Kyiv frappée pour le sixième jour consécutif
En Ukraine, la Russie poursuit parallèlement une importante campagne de frappes aériennes.
Dans la nuit du 31 août au 1er septembre, Kyiv et plusieurs autres régions ukrainiennes ont été visées pendant plusieurs heures par des missiles et des drones russes. Au moins 12 personnes ont été tuées dans la région de la capitale, selon les autorités ukrainiennes.
Il s’agissait du sixième jour consécutif de frappes importantes contre Kyiv.
Parmi les victimes figuraient notamment des employés du secteur ferroviaire. Les attaques ont également touché des bâtiments résidentiels et différentes infrastructures civiles. L’Ukraine affirme avoir intercepté plusieurs missiles balistiques, mais réclame de nouveaux systèmes de défense aérienne à ses alliés occidentaux.
Cette nouvelle vague intervient quelques jours seulement après une frappe particulièrement meurtrière près de Kyiv. Une attaque russe contre un dépôt de munitions avait provoqué une série d’explosions secondaires, faisant au moins 38 morts selon le bilan communiqué par Volodymyr Zelensky.
Les infrastructures économiques sont elles aussi de plus en plus visées.
Le 1er septembre, des attaques russes ont touché des installations portuaires dans la région d’Odessa ainsi qu’un poste-frontière avec la Roumanie. Les ports ukrainiens de la mer Noire et du Danube jouent un rôle stratégique dans les exportations agricoles du pays.
La semaine précédente, le gouvernement ukrainien avait également affirmé que les dernières frappes russes avaient détruit une part considérable des infrastructures logistiques utilisées pour stocker et distribuer les produits alimentaires.
Alors que les discussions diplomatiques restent bloquées, cette intensification des attaques montre que la guerre continue de se déplacer vers les infrastructures économiques, énergétiques et logistiques des deux pays.
Népal : les inondations font plus de 1 000 morts
À plusieurs milliers de kilomètres des zones de conflit, le Népal fait face à l’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de son histoire récente.
Le bilan des inondations et glissements de terrain qui ont frappé le pays a dépassé les 1 000 morts le 1er septembre, selon les autorités citées par Reuters. Des milliers de personnes restent également portées disparues alors que les équipes de secours tentent d’atteindre des régions isolées.
Les pluies torrentielles ont provoqué des crues brutales dans plusieurs vallées de l’Himalaya, détruisant des habitations, des routes, des ponts et des infrastructures électriques.
Les autorités ont déployé des hélicoptères, des excavatrices et d’autres équipements lourds pour accéder aux communautés coupées du reste du pays. Les opérations restent toutefois compliquées par l’état des routes et les risques persistants de nouveaux glissements de terrain.
Les images aériennes montrent notamment l’ampleur des dégâts le long de la rivière Trishuli, où les crues ont ravagé plusieurs secteurs.
Au-delà du bilan humain, le Népal devra désormais faire face à un immense défi de reconstruction. Les dégâts sur les réseaux routiers, les installations électriques et les habitations risquent de laisser certaines régions isolées pendant plusieurs semaines.
Ces inondations rappellent également la vulnérabilité particulière des régions montagneuses face aux phénomènes météorologiques extrêmes, où la combinaison de fortes précipitations, de terrains instables et de vallées densément peuplées peut transformer rapidement un épisode pluvieux en catastrophe majeure.

